Agrandir la partition système de Windows Server 2003 sous VMware vSphere 4
Publié par Aurélien dans Virtualisation, Windows le 18 mai 2010
La virtualisation vous permet d’avoir la possibilité d’agrandir les disques VMDK en trois clics. On sait déjà que le SWAP appliqué sur une partition empêche l’agrandissement de disque sous Windows, de même que des snapshots résiduels. Il y a un autre cas particulier désagréable concernant le disque système de vos machines virtuelles, qui n’est une nouvelle fois pas causé directement par VMware (c’est le système de fichiers NTFS utilisé par Windows…) mais qu’il va falloir apprendre à gérer.
Préparer les opérations d’agrandissement d’un disque système
Bien que simples à réaliser, les opérations de préparation d’agrandissement d’un disque système doivent suivre une certaine logique pour éviter la confusion. Dans l’exemple qui suit, nous voulons partir sur deux machines virtuelles identiques Extend et Extend1 pour lesquelles la première servira à l’agrandissement du disque système de la seconde. Toutes deux ont un disque VMDK de 30 Go de base comme vous pouvez le constater sur l’illustration suivante.
Les deux machines doivent impérativement être éteintes. Agrandissez le disque de Extend1 à 40 Go puis ajoutez un nouveau disque à Extend et choisissez l’option Use an existing virtual disk.
Vous l’avez peut-être compris, le but est ici d’attacher le disque que l’on vient d’agrandir sur la machine virtuelle Extend qui servira de maître aux opérations d’agrandissement du disque système d’Extend1. L’opération est très aisée puisque vous pouvez simplement naviguer dans le datastore à la recherche du fichier VMDK correspondant.
De retour dans les paramètres de votre machine Extend, vous observez désormais que le disque de 40 Go vient d’être attaché et fait référence à l’emplacement de la machine Extend1.
Allumez la machine Extend et lancez l’utilitaire de Gestion de disques. Un rapide inventaire vous permet de comprendre que le premier disque de 30 Go correspond à une partition Systeme sur C: de 20 Go et à une partition Data sur D: de 10 Go.
Le deuxième disque indique 40 Go comme prévu, suit le même partitionnement et comprend bien l’espace de 10 Go non alloué.
Peut-être avez-vous remarqué que les partitions du disque de 40 Go n’ont pas de lettre assignée dans Windows ? Corrigeons-cela en cliquant droit et en sélectionnant Modifier la lettre de lecteur et les chemins d’accès… sur chacune d’entre eux.
Maintenant que nos deux disques sont prêts, on arrive enfin à l’allocation de l’espace non alloué. L’étude de cas est d’autant plus intéressante que notre disque VMDK possède deux partitions et que cela n’est pas sans conséquence.
Un article précédent indiquait comment utiliser Diskpart pour étendre un disque Windows. Je vous y renvoie donc pour comprendre le fonctionnement de l’utilitaire.
En lignes de commandes, tapez la commande list disk pour lister les disques physiques. On repère bien la configuration attendue.
DISKPART> list disk N° disque Statut Taille Libre Dyn GPT ---------- ------------- ------- ------------ --- --- Disque 0 En ligne 30 Go 0 octets Disque 1 En ligne 40 Go 10 Go
On sélectionne donc le disque 1 avec la commande select disk 1. Remarquez l’astérisque qui confirme que votre modification a bien été prise en compte.
DISKPART> select disk 1 Le disque 1 est maintenant le disque sélectionné. DISKPART> list disk N° disque Statut Taille Libre Dyn GPT ---------- ------------- ------- ------------ --- --- Disque 0 En ligne 30 Go 0 octets * Disque 1 En ligne 40 Go 10 Go
On veut maintenant sélectionner la partition E: qui correspond à la partition système de la machine Extend1. Pour cela on calque les commandes précédentes appliquées à la sélection du volume désiré.
DISKPART> list volume N° volume Ltr Nom Fs Type Taille Statut Info ---------- --- ----------- ----- ---------- ------- --------- -------- Volume 0 G CD-ROM 0 o Sain * Volume 1 E Systeme NTFS Partition 20 Go Sain Volume 2 F Data NTFS Partition 10 Go Sain Volume 3 C Systeme NTFS Partition 20 Go Sain Système Volume 4 D Data NTFS Partition 10 Go Sain
Tout est prêt pour augmenter le disque système de la machine Extend1, pourtant, lorsque vous tapez la commande extend, les opérations d’agrandissement ne fonctionnent pas. Pourquoi ?
Pour comprendre votre erreur, je vous renvoie à la documentation Microsoft :
La commande extend peut causer l'extension du volume actif actuel dans un espace contiguë non alloué. L'espace non alloué doit suivre (ou être dans le décalage du secteur le plus élevé) la partition active.
Cela signifie que non seulement, vous ne pourrez pas avoir de snapshot résiduel, de SWAP configuré sur la partition système, ou d’agrandissement possible si Windows est démarré sur le disque système à agrandir, mais que vous devrez accessoirement vous assurer d’avoir votre partition système active seule sur le disque VMDK (pour bien faire) ou contigüe à l’espace disque non alloué ! Cela fait beaucoup de vérifications préalables à la possibilité d’agrandir votre partition mais c’est le prix à payer pour cette souplesse toute relative qui vous dépannera énormément lorsque votre système d’exploitation sera saturé.
La bonne pratique à retenir est donc évidente : pensez à utiliser un disque VMDK par partition Windows que vous désirez créer dans votre système d’exploitation. Ainsi, vous en ferez ce que bon vous semble et éviterez de perdre de précieuses informations connexes si un disque venait à être corrompu ou malencontreusement supprimé !
Créer des alias de commandes sous Debian 5 Lenny
Sous Linux, les alias de commandes sont des raccourcis qui permettent d’exécuter des commandes fastitieuses à taper. Pour celui qui voudrait par exemple suivre le fichier mainlog du serveur de messagerie Exim, plutôt que de taper la commande tail -f /var/log/exim4/mainlog, on pourrait par exemple choisir de ne taper que exlog. Bien évidemment, le travers latent aux alias de commandes consiste à ne plus savoir taper les commandes normales lorsque l’on changera de serveur. Prémunissez-vous de cela en alternant les raccourcis et les commandes complètes.
Créer des alias de commandes pour l’utilisateur courant
On crée généralement les alias de commandes dans le fichier .bashrc situé dans le dossier /home/<utilisateur courant>. Etant donné que tout fichier qui commence par un point est caché sous Linux, tapez la commande ls -la pour visualiser le fichier en question puis éditez-le.
srv-lamp:/home/admin# ls -la total 32 drwxrws--- 2 admin admin 4096 Apr 29 09:20 . drwxr-xr-x 4 root root 4096 Dec 17 18:46 .. -rw------- 1 admin admin 3713 May 3 15:35 .bash_history -rw-r--r-- 1 admin admin 220 May 12 2008 .bash_logout -rw-r--r-- 1 admin admin 3116 May 12 2008 .bashrc -rw-r--r-- 1 admin admin 675 May 12 2008 .profile -rw------- 1 admin admin 5046 Apr 29 09:20 .viminfo srv-lamp:/home/admin# vi .bashrc
Repérez ensuite les lignes commentées faisant référence aux alias
# some more ls aliases #alias ll='ls -l' #alias la='ls -A' #alias l='ls -CF'
Vous pouvez à présent les décommenter et bénéficier des alias par défaut et/ou rajouter ceux qui vous semblent pertinents en suivant le même principe alias <raccourci de commande>=’<commande>’. Il faudra simplement quitter votre session courante et vous reconnecter pour que les modifications soient prises en compte.
Créer des alias de commandes par défaut
Si pour une session utilisateur standard la modification décrite précédemment suffit, on peut imaginer que l’administrateur qui gère de nombreux comptes désire faire bénéficier au plus grand nombre des alias de commandes qui font gagner en productivité. Vous pouvez tout d’abord faire une recherche sur tous les fichiers .bashrc qui existent sur votre système.
srv-lamp:/home/admin# find "/" -name ".bashrc" /root/.bashrc /home/admin/.bashrc /home/john/.bashrc /home/mary/.bashrc /home/bob/.bashrc /home/rob/.bashrc /home/stella/.bashrc /etc/skel/.bashrc
Peut-être avez-vous remarqué le fichier /etc/skel/.bashrc qui correspond au profil déployé par défaut à tout nouvel utilisateur créé sur le système. S’il est de bon ton de le modifier pour les utilisateurs à venir, cela ne règle pas le problème pour les utilisateurs existants. Il faudra donc que vous effectuiez une modification multiple, de manière a ajouter tous les alias qui vous intéressent sur autant de fichiers .bashrc qu’il y a de profils. Pour cela, je vous conseille de faire une recherche sur les fichiers .bashrc puis de “grepper” avec la commande sed.
Pour finir, voici un exemple d’ajout d’alias standards et de colorisation du LS :
# Colorise le LS : export LS_OPTIONS='--color=auto' Debian "`dircolors`" alias ls='ls $LS_OPTIONS' alias ll='ls $LS_OPTIONS -l' alias la='ls $LS_OPTIONS -lA' # Quelques exemples supplémentaires : alias rm='rm -i' alias cp='cp -i' alias mv='mv -i' alias mail='tail -f /var/log/mail.log' alias www='cd /var/www/'
Gérer les adresses MAC sous VMware vSphere 4
Publié par Aurélien dans Virtualisation le 10 mai 2010
Habituellement, une adresse MAC est un identifiant physique stocké dans une carte réseau utilisé pour attribuer mondialement une adresse unique au niveau de la couche de liaison du modèle OSI. Le vHardware implique aussi la gestion des adresses MAC à cela de près qu’elle est relativement modulable, virtualisation oblige.
Gérer les adresses MAC automatiquement
Quand une machine virtuelle démarre, une adresse MAC est automatiquement attribuée au Virtual Network Adapter, c’est à dire à la carte réseau virtuelle. Pour éviter les conflits, chaque machine virtuelle se voit assignée un identifiant unique à l’intérieur d’un hôte ESX. Le champ MAC Address est d’ailleurs grisé pour interdire la modification de l’identifiant.
Dans la plupart des cas, les machines virtuelles gardent le même identifiant à chaque démarrage du moment qu’elles ne sont pas déplacées et que le chemin et le nom de fichier de la configuration de la VM restent identiques. Néanmoins, VMware ne certifie pas qu’une machine qui tourne sur plusieurs hôtes puisse garder la même adresse MAC. Autrement dit, partez du postulat qu’à chaque déplacement de votre VM, celle-ci pourra se voir attribuer un nouvel identifiant.
Gérer les adresses MAC manuellement
Pour certains besoins tels que l’activation d’une clé de licence par adresse MAC, vous pouvez avoir besoin de garantir que votre identifiant unique reste inchangé. Pour cela, sélectionnez le bouton radio Manual et laissez la suite de chiffres invariables 00:50:56 propre à VMware que vous complèterez par une suite de chiffres allant de 00:00:00 à 3F:FF:FF
Pour information, les 3 premières suites de chiffres et/ou lettres correspondent au fabricant de votre interface réseau. Vous pouvez déterminer vous-même cette information avec des logiciels dédiés ou le site coffer.com qui vous donne facilement cette information.
Dans le fichier de configuration .vmx de votre machine virtuelle, vous retrouverez les informations relatives à l’adaptateur réseau avec les modifications que vous venez d’apporter.
- La valeur par défaut ethernet[n].addressType = “vpx” est automatiquement changée à static
- La valeur ethernet[n].generatedAddress = “00:50:56:XX:YY:ZZ” indique l’identifiant unique généré automatiquement avant le passage en mode manuel
- La valeur ethernet[n].address = “00:50:56:XX:YY:ZZ” indique la valeur attribuée manuellement qui fait foi
ethernet1.addressType = "static" ethernet1.generatedAddress = "00:50:56:9e:2c:d5" ethernet1.networkName = "vSwitch-Prod" ethernet1.present = "TRUE" ethernet1.address = "00:50:56:00:00:00" ethernet0.present = "FALSE"
Ces opérations ne sont valables que pour l’adaptateur réseau virtuel courant ou [n] correspond à son numéro. Si d’aventure vous veniez à supprimer la carte réseau virtuelle, vos réglages seraient purement et simplement effacés. La virtualisation a quand même des limites.
Cas particuliers
Pensez toujours à vous assurer que les réglages de votre Port Group permettent bien des changement d’adresse MAC. L’option MAC Address Changes permet en effet de choisir l’option Accept ou Reject. Si c’est la deuxième qui est choisie, vous ne pourrez pas changer l’adresse MAC de vos machines virtuelles. Ce réglage est utilisé la plupart du temps afin d’éviter l’usurpation d’adresse MAC et ne sera donc utilisé qu’à dessein. Vu qu’il ne pourra de toute façon pas être utilisé dans les configurations qui utilisent du stockage iSCSI, on y trouvera peu d’utilité.
Dans certains cas, on peut avoir besoin d’utiliser la même adresse MAC pour deux adaptateurs réseau. C’est par exemple le cas lorsque l’on veut utiliser du load balancing réseau Microsoft en mode unicast :
Network Load Balancing uses layer-two broadcast or multicast to simultaneously distribute incoming network traffic to all cluster hosts. In its default unicast mode of operation, Network Load Balancing reassigns the station address (“MAC” address) of the network adapter for which it is enabled (called the cluster adapter), and all cluster hosts are assigned the same MAC address.









