Archive for category En bref
Quel est le navigateur le plus rapide sur PC et Mac ? Verdict d’un benchmark…
Avec la multitude de navigateurs développés et leurs nombreuses et fréquentes évolutions, on peut facilement être noyé dans les fonctionnalités et de fait adopter un navigateur arbitrairement envers et contre tout. Bien sûr, il ne serait pas non plus déraisonnable de croire que Microsoft Internet Explorer est le plus rapide sur PC, que Apple Safari est le plus rapide sur Mac ou bien encore que Google Chrome étant le plus jeune, il serait de fait le moins rapide à ce stade de développement. Vous allez voir que nos certitudes peuvent être bien chamboulées avec quelques benchmarks.
Le but affiché ici n’est pas d’affirmer que les résultats obtenus font office de vérité intangible mais plutôt de vous donner des sensations quant aux surprises que l’on peut obtenir. C’est d’ailleurs une remarque valable en dehors des navigateurs !
Un outil gratuit de benchmarking en ligne que vous pouvez utiliser est proposé par la société FutureMark qui édite depuis de nombreuses années le fameux outil prisé des gamers, 3DMark.
Rendez-vous donc sur le site de Peacekeeper – The Browser Benchmark. En 5 minutes montre en main, il vous fournira une estimation des performances de votre navigateur.
La récente sortie de Apple Safari 4.0.5, de Mozilla Firefox 3.6 et les nombreuses mises à jour de Google Chrome font qu’il est intéressant de mesurer si les performances sont au rendez-vous au-delà du discours marketing que chacun s’évertue à imposer. Par extension, la condamnation de Microsoft à ouvrir son système à d’autres navigateurs permet aussi de se rendre compte du bien fondé de la concurrence, d’un côté purement technique.
Benchmark sur PC
Configuration :
- Dell Latitude E5500 Intel Core 2 Duo @2,26Ghz
- 4 Go de RAM
- Windows 7 64 bits
Quelle performance de Google Chrome 4 qui devance nettement tous ses concurrents alors même qu’il est le dernier entré en course sur le marché saturé des navigateurs. Non seulement son ergonomie et ses fonctionnalités séduisent de plus en plus le public, mais l’argumentaire “un navigateur rapide conçu pour tous” tient ses promesses.
Apple Safari 4.0.5, pourtant issu du monde Mac, est plutôt suprenant en deuxième place, quant on entend de nombreux utilisateurs le critiquer sur ses soi-disantes mauvaises performances sur PC.
La dernière mise à jour de Mozilla Firefox fait également grandement progresser les performances du navigateur. Souvent taxé d’être pollué par ses extensions, il arrive de plus en plus à mêler rapidité et flexibilité.
Microsoft Internet Explorer 8 est par contre affreusement mal classé, lui qui devrait par essence être le plus optimisé et développé avec soin pour bénéficier de son intégration avec Windows. Seul élément rassurant, il semble que Microsoft prenne de plus en plus soin de son public en tentant de coller aux standards et de se remettre enfin en question (effet commission européenne ?). Pour preuve, un site dédié à la démonstration de Microsoft Internet Explorer 9 met l’accent sur la rapidité et la conformité W3C. Le vent tourne…
Benchmark sur Mac
Configuration :
- Apple iMac Intel Core 2 Duo @2Ghz
- 2 Go de RAM
- Mac OSX 10.6.2 (Snow Leopard) 64 bits
Sur Mac, Apple Safari 4.0.5 arrive légèrement en tête, talonné par Google Chrome 5 qui, comme à son habitude, ne laisse pas les utilisateurs de la pomme en reste et prend garde à fournir des solutions aussi performantes que sur PC.
La lourdeur de Mozilla Firefox 3.6 sur Mac est encore très présente et ne milite pas en faveur d’un abandon massif de Apple Safari qui est à la fois rapide et respectueux des standards dans l’ensemble, contrairement à Microsoft Internet Explorer dans l’autre monde. Nous sommes là face à deux modèles dont l’un s’est reposé sur ses lauriers et l’autre a voulu imposer sa griffe via la qualité de ses produits.
Concernant Opera, je n’ai pas jugé utile de le benchmarker dans les captures écran précédentes car il est plus confidentiel que ses concurrents. Sachez toutefois qu’il est historiquement assez populaire sur Mac malgré de piètres performances (1047 points !). Sur PC, il réalise en revanche un excellent score de 3438 points, venant titiller le gagnant Google Chrome. A suivre donc…
Pour la petite histoire, sur un Intel Core i7-920 avec 6 Go de RAM et une carte NVIDIA GeFore GTS 250, un utilisateur Windows 7 a obtenu 10031 points avec Google Chrome, de quoi faire tourner la tête.
Supprimez vos snapshots avant d’agrandir un disque VMDK dans VMware vSphere
Dans un environnement de production, les administrateurs effectuent maintes tâches qui ne sont pas toujours relatées dans une fiche de suivi du serveur (c’est mal). Cela amène parfois des situations problématiques – heureusement pas trop souvent – ou bien des anecdotes similaires à celle dont je vais vous parler ici.
Prenez un environnement VMware où l’on a la possibilité d’effectuer des snapshots à tour de bras en quelques clics. Derrière la qualité de travail indéniable que cela procure au quotidien, le premier travers que l’on subit tous consiste à oublier de les supprimer après avoir validé ses modifications ou installations. Vous savez peut-être qu’un snapshot consiste à transférer indéfiniment toutes les écritures disque d’une VM vers un nouveau disque VMDK, jusqu’à ce ledit snapshot soit consolidé. Outre l’insidieux problème de place disque que cela peut au final engendrer sur votre LUN, il y a d’autres opérations qui seront impossibles. C’est justement le cas de l’agrandissement d’un disque VMDK.
Dans la capture écran ci-dessous, la machine possède deux disques VMDK. Nous voulons augmenter la taille du deuxième disque et surprise, la case est grisée. L’opération est donc impossible. Comme toujours, les utilisateurs qui demandent d’agrandir un disque n’ont pas anticipé le remplissage du volume…ni les administrateurs qui n’ont peut-être pas pensé à mettre des compteurs WMI sur le serveur ou tout simplement à prendre le temps de régler le problème.
Un rapide debug permet de se rendre compte qu’une opération non rapportée a consisté à créer un snapshot avant une installation de SQL Server 2005.
Cela fait des semaines que la machine était utilisée et qu’un snapshot était toujours présent…prenant tout de même 12 Go de disque ! Heureusement que la virtualisation VMware est fiable ; une simple suppression du snaphost oublié permet de repartir avec un VMDK consolidé et d’avoir de nouveau accès à l’agrandissement du disque.
Comment éviter cela à l’avenir ?
- Mettez en place une routine de vérification de l’ancienneté des snapshots (via PowerCLI par exemple)
- Notez TOUTES vos modifications sur une fiche de suivi de serveur pour que la personne qui interviendra derrière vous ne perdre pas de temps à découvrir la situation
Pour finir, je vous invite à lire l’article Utiliser diskpart pour étendre un disque Windows qui vous donnera plus d’informations quant aux opérations Windows postérieures au Disk Provisionning.
La sanction européenne à l’encontre de Microsoft est bien appliquée
Peut-être avez vous récemment fait les mises à jour d’un poste et découvert un message vous invitant à sélectionner un navigateur alternatif à Microsoft Internet Explorer ? Si tel est le cas, vous avez alors pu vous apercevoir de l’application de la sanction européenne à l’encontre de Microsoft concernant les accusations d’abus de position domaine (article 82), de concurrence déloyale, ou de monopole, on appellera bien cela comme on voudra.
Voici dans le texte l’article 82 :
Est incompatible avec le marché commun et interdit, dans la mesure où le commerce entre États membres est susceptible d'en être affecté, le fait pour une ou plusieurs entreprises d'exploiter de façon abusive une position dominante sur le marché commun ou dans une partie substantielle de celui-ci. Ces pratiques abusives peuvent notamment consister à: a) imposer de façon directe ou indirecte des prix d'achat ou de vente ou d'autres conditions de transaction non équitables; b) limiter la production, les débouchés ou le développement technique au préjudice des consommateurs; c) appliquer à l'égard de partenaires commerciaux des conditions inégales à des prestations équivalentes, en leur infligeant de ce fait un désavantage dans la concurrence; d) subordonner la conclusion de contrats à l'acceptation, par les partenaires, de prestations supplémentaires qui, par leur nature ou selon les usages commerciaux, n'ont pas de lien avec l'objet de ces contrats.
Microsoft a pris acte de la décision dans un communiqué de presse du 16 décembre 2009. Un article Microsoft (KB 976002) est d’ailleurs consacré au sujet.






