Archive pour mai 2010

Installer Coldfusion 8 sous Windows Server 2003 R2

Le préalable à tout déploiement de Coldfusion sous Windows Server 2003 R2 est l’installation d’un serveur web. Bien qu’Apache soit supporté, dans un environnement Windows on préfèrera probablement IIS.

Pour l’installer, passez par le panneau de configuration Ajout/Suppression de programmes puis sélectionnez Ajouter ou supprimer des composants Windows. Enfin, double-cliquez sur le menu Serveur d’applications et cochez Services IIS.

Maintenant, vous pouvez lancer l’installation de Coldfusion 8. Entrez le numéro de série ou cochez la case 30-day trial pour bénéficier de toutes les fonctionnalités de la version Enterprise. Une fois ce délai passé, vous retournerez en mode Developer Edition.

Sachez que dans le cas où vous choisiriez le mode Developer Edition, un écran vous demanderait ensuite de sélectionner le mode Server Configuration (par défaut), ou bien Multiserver configuration ou J2EE configuration pour un serveur Coldfusion multi-instances.

Lors de l’installation des composants de Coldfusion, décochez Adobe LiveCycle Data Services ES sauf bien sûr si vous en avez besoin et que vous possédez une licence.

Pointez ensuite vers le répertoire d’installation qui vous conviendra. Puisque IIS est installé par défaut à la racine de C: il peut sembler cohérent d’installer également Coldfusion dans son emplacement par défaut C:Coldfusion8

Si vous possédez déjà une version de Coldfusion sur le serveur, vous aurez la possibilité de faire co-exister les versions ou d’écraser l’ancienne. Dans la capture écran ci-dessous on part sur une “clean install” donc vous n’avez qu’à sélectionner le serveur web (IIS).

Remarquez que vous avez la possibilité de spécifier à cette étape quels sites doivent tourner sous Coldfusion.

Configurez à présent l’emplacement du dossier d’administration de Coldfusion. Pour des raisons de sécurité, vous pouvez choisir de déporter le chemin par défaut qui se trouve être la racine du serveur IIS.

Donnez ensuite un mot de passe au compte admin de votre installation.

Vous pouvez cocher la case Enable RDS (Remote Development Service) si vous devez accéder au serveur à distance pour des impératifs de développement. Pour sécuriser le serveur, cette pratique n’est pas conseillée pour la production.

Le paramétrage de l’installation est désormais terminé. Lancez les opérations.

Une fois celle-ci terminée, laissez la case Launch the Configuration Wizard in the default browser cochée afin de terminer les opérations.

Une page internet se lance alors sur le serveur local (http://127.0.0.1/CFIDE/administrator/index.cfm). Entrez votre mot de passe administrateur.

Patientez quelques minutes afin que le serveur finisse sa configuration automatique ou cliquez sur le bouton Continue pour accélérer l’opération.

Lorsque la mention Setup Complete apparaîtra, la configuration sera finalisée.

Vous pouvez maintenant configurer votre serveur Coldfusion.

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Agrandir la partition système de Windows Server 2003 sous VMware vSphere 4

La virtualisation vous permet d’avoir la possibilité d’agrandir les disques VMDK en trois clics. On sait déjà que le SWAP appliqué sur une partition empêche l’agrandissement de disque sous Windows, de même que des snapshots résiduels. Il y a un autre cas particulier désagréable concernant le disque système de vos machines virtuelles, qui n’est une nouvelle fois pas causé directement par VMware (c’est le système de fichiers NTFS utilisé par Windows…) mais qu’il va falloir apprendre à gérer.

Préparer les opérations d’agrandissement d’un disque système

Bien que simples à réaliser, les opérations de préparation d’agrandissement d’un disque système doivent suivre une certaine logique pour éviter la confusion. Dans l’exemple qui suit, nous voulons partir sur deux machines virtuelles identiques Extend et Extend1 pour lesquelles la première servira à l’agrandissement du disque système de la seconde. Toutes deux ont un disque VMDK de 30 Go de base comme vous pouvez le constater sur l’illustration suivante.

Les deux machines doivent impérativement être éteintes. Agrandissez le disque de Extend1 à 40 Go puis ajoutez un nouveau disque à Extend et choisissez l’option Use an existing virtual disk.

Vous l’avez peut-être compris, le but est ici d’attacher le disque que l’on vient d’agrandir sur la machine virtuelle Extend qui servira de maître aux opérations d’agrandissement du disque système d’Extend1. L’opération est très aisée puisque vous pouvez simplement naviguer dans le datastore à la recherche du fichier VMDK correspondant.

De retour dans les paramètres de votre machine Extend, vous observez désormais que le disque de 40 Go vient d’être attaché et fait référence à l’emplacement de la machine Extend1.

Allumez la machine Extend et lancez l’utilitaire de Gestion de disques. Un rapide inventaire vous permet de comprendre que le premier disque de 30 Go correspond à une partition Systeme sur C: de 20 Go et à une partition Data sur D: de 10 Go.

Le deuxième disque indique 40 Go comme prévu, suit le même partitionnement et comprend bien l’espace de 10 Go non alloué.

Peut-être avez-vous remarqué que les partitions du disque de 40 Go n’ont pas de lettre assignée dans Windows ? Corrigeons-cela en cliquant droit et en sélectionnant Modifier la lettre de lecteur et les chemins d’accès… sur chacune d’entre eux.

Maintenant que nos deux disques sont prêts, on arrive enfin à l’allocation de l’espace non alloué. L’étude de cas est d’autant plus intéressante que notre disque VMDK possède deux partitions et que cela n’est pas sans conséquence.

Un article précédent indiquait comment utiliser Diskpart pour étendre un disque Windows. Je vous y renvoie donc pour comprendre le fonctionnement de l’utilitaire.

En lignes de commandes, tapez la commande list disk pour lister les disques physiques. On repère bien la configuration attendue.

DISKPART> list disk

  N° disque   Statut         Taille   Libre         Dyn  GPT
  ----------  -------------  -------  ------------  ---  ---
  Disque 0    En ligne         30 Go      0 octets
  Disque 1    En ligne         40 Go    10 Go

On sélectionne donc le disque 1 avec la commande select disk 1. Remarquez l’astérisque qui confirme que votre modification a bien été prise en compte.

DISKPART> select disk 1

Le disque 1 est maintenant le disque sélectionné.

DISKPART> list disk

  N° disque   Statut         Taille   Libre         Dyn  GPT
  ----------  -------------  -------  ------------  ---  ---
  Disque 0    En ligne         30 Go      0 octets
* Disque 1    En ligne         40 Go    10 Go

On veut maintenant sélectionner la partition E: qui correspond à la partition système de la machine Extend1. Pour cela on calque les commandes précédentes appliquées à la sélection du volume désiré.

DISKPART> list volume

  N° volume   Ltr  Nom          Fs     Type        Taille   Statut     Info
  ----------  ---  -----------  -----  ----------  -------  ---------  --------
  Volume 0     G                       CD-ROM          0 o  Sain
* Volume 1     E   Systeme      NTFS   Partition     20 Go  Sain
  Volume 2     F   Data         NTFS   Partition     10 Go  Sain
  Volume 3     C   Systeme      NTFS   Partition     20 Go  Sain       Système
  Volume 4     D   Data         NTFS   Partition     10 Go  Sain

Tout est prêt pour augmenter le disque système de la machine Extend1, pourtant, lorsque vous tapez la commande extend, les opérations d’agrandissement ne fonctionnent pas. Pourquoi ?

Pour comprendre votre erreur, je vous renvoie à la documentation Microsoft :

La commande extend peut causer l'extension du volume actif actuel dans un
espace contiguë non alloué. L'espace non alloué doit suivre (ou être dans le
décalage du secteur le plus élevé) la partition active.

Cela signifie que non seulement, vous ne pourrez pas avoir de snapshot résiduel, de SWAP configuré sur la partition système, ou d’agrandissement possible si Windows est démarré sur le disque système à agrandir,  mais que vous devrez accessoirement vous assurer d’avoir votre partition système active seule sur le disque VMDK (pour bien faire) ou contigüe à  l’espace disque non alloué ! Cela fait beaucoup de vérifications préalables à la possibilité d’agrandir votre partition mais c’est le prix à payer pour cette souplesse toute relative qui vous dépannera énormément lorsque votre système d’exploitation sera saturé.

La bonne pratique à retenir est donc évidente : pensez à utiliser un disque VMDK par partition Windows que vous désirez créer dans votre système d’exploitation. Ainsi, vous en ferez ce que bon vous semble et éviterez de perdre de précieuses informations connexes si un disque venait à être corrompu ou malencontreusement supprimé !

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Créer des alias de commandes sous Debian 5 Lenny

Sous Linux, les alias de commandes sont des raccourcis qui permettent d’exécuter des commandes fastitieuses à taper. Pour celui qui voudrait par exemple suivre le fichier mainlog du serveur de messagerie Exim, plutôt que de taper la commande tail -f /var/log/exim4/mainlog, on pourrait par exemple choisir de ne taper que exlog. Bien évidemment, le travers latent aux alias de commandes consiste à ne plus savoir taper les commandes normales lorsque l’on changera de serveur. Prémunissez-vous de cela en alternant les raccourcis et les commandes complètes.

Créer des alias de commandes pour l’utilisateur courant

On crée généralement les alias de commandes dans le fichier .bashrc situé dans le dossier /home/<utilisateur courant>. Etant donné que tout fichier qui commence par un point est caché sous Linux, tapez la commande ls -la pour visualiser le fichier en question puis éditez-le.

srv-lamp:/home/admin# ls -la
total 32
drwxrws--- 2 admin admin 4096 Apr 29 09:20 .
drwxr-xr-x 4 root  root  4096 Dec 17 18:46 ..
-rw------- 1 admin admin 3713 May  3 15:35 .bash_history
-rw-r--r-- 1 admin admin  220 May 12  2008 .bash_logout
-rw-r--r-- 1 admin admin 3116 May 12  2008 .bashrc
-rw-r--r-- 1 admin admin  675 May 12  2008 .profile
-rw------- 1 admin admin 5046 Apr 29 09:20 .viminfo
srv-lamp:/home/admin# vi .bashrc

Repérez ensuite les lignes commentées faisant référence aux alias

# some more ls aliases
#alias ll='ls -l'
#alias la='ls -A'
#alias l='ls -CF'

Vous pouvez à présent les décommenter et bénéficier des alias par défaut et/ou rajouter ceux qui vous semblent pertinents en suivant le même principe alias <raccourci de commande>=’<commande>’. Il faudra simplement quitter votre session courante et vous reconnecter pour que les modifications soient prises en compte.

Créer des alias de commandes par défaut

Si pour une session utilisateur standard la modification décrite précédemment suffit, on peut imaginer que l’administrateur qui gère de nombreux comptes désire faire bénéficier au plus grand nombre des alias de commandes qui font gagner en productivité. Vous pouvez tout d’abord faire une recherche sur tous les fichiers .bashrc qui existent sur votre système.

srv-lamp:/home/admin# find "/" -name ".bashrc"
/root/.bashrc
/home/admin/.bashrc
/home/john/.bashrc
/home/mary/.bashrc
/home/bob/.bashrc
/home/rob/.bashrc
/home/stella/.bashrc
/etc/skel/.bashrc

Peut-être avez-vous remarqué le fichier /etc/skel/.bashrc qui correspond au profil déployé par défaut à tout nouvel utilisateur créé sur le système. S’il est de bon ton de le modifier pour les utilisateurs à venir, cela ne règle pas le problème pour les utilisateurs existants.  Il faudra donc que vous effectuiez une modification multiple, de manière a ajouter tous les alias qui vous intéressent sur autant de fichiers .bashrc qu’il y a de profils. Pour cela, je vous conseille de faire une recherche sur les fichiers .bashrc puis de “grepper” avec la commande sed.

Pour finir, voici un exemple d’ajout d’alias standards et de colorisation du LS :

# Colorise le LS :
export LS_OPTIONS='--color=auto'
Debian "`dircolors`"
alias ls='ls $LS_OPTIONS'
alias ll='ls $LS_OPTIONS -l'
alias la='ls $LS_OPTIONS -lA'

# Quelques exemples supplémentaires :
alias rm='rm -i'
alias cp='cp -i'
alias mv='mv -i'
alias mail='tail -f /var/log/mail.log'
alias www='cd /var/www/'

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