Déterminer des problèmes de performance en environnement virtualisé est nettement plus complexe qu’avec des serveurs physiques. Non seulement les ressources des machines virtuelles sont à corréler avec la couche de l’hyperviseur, mais également avec le serveur physique qui héberge les machines, le stockage centralisé et le réseau. Il convient donc de mettre en place un audit pas à pas afin d’avoir un cheminement cohérent.
Mesurer la charge courante d’une machine
Le préalable à toute modification structurelle d’un serveur consiste de prime abord à constater – principalement – la charge CPU, RAM, réseau ainsi que les I/O disque (téléchargez Iometer). A partir de cette observation, vous devrez être en mesure de déterminer un goulot d’étranglement et les moyens à mettre en oeuvre pour retrouver une situation acceptable.
Ici on a pris l’exemple d’un serveur pour lequel un service Java charge notablement le CPU. Le gestionnaire des tâches de Windows permet de confirmer des crètes à répétition qui peuvent durer plusieurs minutes d’affilée. Dès qu’on limite significativement les connexions, la charge revient à des valeurs très basses, ce qui étaye notre propos.
L’origine de la charge étant connue, on peut penser à la suite des opérations. Néanmoins, gardez toujours en tête que la mesure de performance que vous effectuez à l’intérieur d’une machine virtuelle n’est valable que dans une certaine mesure. En effet, cette machine étant justement virtuelle, il faudra mettre en perspective la mesure de performance du serveur ESX, de la machine virtuelle et des outils habituels dans le système d’exploitation de cette même VM. Pour prendre pleinement conscience de cet état de fait, dites-vous toujours qu’ une machine virtuelle qui montre une charge CPU à 100% ne signifie pas nécessairement une charge à 100% dans l’ensemble des couches de la virtualisation.
Tirer parti de l’intégration des VMware Tools pour mesurer les performances
On ne le répétera jamais assez, les VMware Tools doivent être installés sur vos machines virtuelles. Voici encore un cas concret de leur utilité : une DLL Perfmon est installée et permet l’accès aux statistiques de performance mémoire et processeur directement depuis l’OS d’une machine virtuelle.
Pour lancer Perfmon, cliquez sur le menu Démarrer > Exécuter puis entrez perfmon. Dans la fenêtre du logiciel, les premières courbes de performances s’affichent. Cliquez droit > Propriétés
Dans la fenêtre des compteurs qui apparaît ensuite, sélectionnez soit l’objet VM Processor, soit VM Memory. Puisque dans notre exemple c’est le processeur qui pose problème, on choisi l’objet VM Processor avec son compteur % Processor Time et on clique Ajouter.
Nous avons désormais quatre compteurs. Puisque les courbes vont se marcher un petit peu dessus, on grossit volontairement la largeur du trait et on valide les modifications.
On peut maintenant tirer parti des compteurs spécifiques proposés par les VMware Tools et confronter les relevés de performances.
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